| Titre : |
N'y touchez pas ! |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
José Rizal (1861-1896), Auteur ; Jovita Ventura Castro, Traducteur ; René Étiemble (1909-2002), Préfacier, etc. |
| Editeur : |
Paris : Gallimard |
| Importance : |
1 vol. (446 p.) |
| Présentation : |
couv. ill. |
| Format : |
23 cm |
| ISBN/ISSN/EAN : |
2-07-029027-1 |
| Prix : |
49,20 F |
| Note générale : |
Collection Connaissance de l'Orient. |
| Langues : |
Français (fre) Langues originales : Espagnol (spa) |
| Index. décimale : |
830 Littérature de langue germanique |
| Résumé : |
Fusillé en 1896, à trente-sept ans, par les Espagnols qui opprimaient les Philippines, avec l'approbation zélée de la moinerie locale, José Rizal n'en eut pas moins le temps de produire une oeuvre abondante, souvent rééditée en domaine espagnol, et chez nous inaccessible. Après des années d'attente, j'ai trouvé en Madame Jovita Castro (elle enseigne en son pays notre littérature) une traductrice qui nous offre enfin la version intégrale, fidèle, de l'un des romans qui valurent à son auteur l'honneur d'être légalement assassiné.
Le cancer social qui rongeait alors les Philippines, le voici exploré dans un roman qui, sous une trame narrative très bien issue, ne biaise point avec la vérité : où se taisent les gens de bien, le mal prospère. Rizal ne s'est pas tu. Il a parlé, il a combattu, pour les indios, pour tous les opprimés, contre les oppresseurs cléricaux ou laïcs, civils ou militaires. Mais comme ce n'était pas un fanatique, comme il se bornait à demander qu'on députât aux cortès des citoyens philippins, qu'on recrutât aux concours les fonctionnaires, parmi les indios comme parmi les Espagnols, comme il ne réclamait que les libertés publiques et privées, il est également mal vu de la droite raciste, coloniale, et du marxisme stalinien qui ne manque pas de dénoncer en ce martyr un collabo.
Pour réhabiliter José Rizal, il aura fallu presque un siècle. Récemment encore on insultait chez nous cet "intellectuel cosmopolite" ! Que ce livre soit enfin à Rizal ce que fut la tardive mais admirable préface de J.-P. Sartre à Paul Nizan : la revanche de la vérité, celle de la beauté. |
| Permalink : |
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N'y touchez pas ! [texte imprimé] / José Rizal (1861-1896), Auteur ; Jovita Ventura Castro, Traducteur ; René Étiemble (1909-2002), Préfacier, etc. . - Paris : Gallimard, [s.d.] . - 1 vol. (446 p.) : couv. ill. ; 23 cm. ISBN : 2-07-029027-1 : 49,20 F Collection Connaissance de l'Orient. Langues : Français ( fre) Langues originales : Espagnol ( spa)
| Index. décimale : |
830 Littérature de langue germanique |
| Résumé : |
Fusillé en 1896, à trente-sept ans, par les Espagnols qui opprimaient les Philippines, avec l'approbation zélée de la moinerie locale, José Rizal n'en eut pas moins le temps de produire une oeuvre abondante, souvent rééditée en domaine espagnol, et chez nous inaccessible. Après des années d'attente, j'ai trouvé en Madame Jovita Castro (elle enseigne en son pays notre littérature) une traductrice qui nous offre enfin la version intégrale, fidèle, de l'un des romans qui valurent à son auteur l'honneur d'être légalement assassiné.
Le cancer social qui rongeait alors les Philippines, le voici exploré dans un roman qui, sous une trame narrative très bien issue, ne biaise point avec la vérité : où se taisent les gens de bien, le mal prospère. Rizal ne s'est pas tu. Il a parlé, il a combattu, pour les indios, pour tous les opprimés, contre les oppresseurs cléricaux ou laïcs, civils ou militaires. Mais comme ce n'était pas un fanatique, comme il se bornait à demander qu'on députât aux cortès des citoyens philippins, qu'on recrutât aux concours les fonctionnaires, parmi les indios comme parmi les Espagnols, comme il ne réclamait que les libertés publiques et privées, il est également mal vu de la droite raciste, coloniale, et du marxisme stalinien qui ne manque pas de dénoncer en ce martyr un collabo.
Pour réhabiliter José Rizal, il aura fallu presque un siècle. Récemment encore on insultait chez nous cet "intellectuel cosmopolite" ! Que ce livre soit enfin à Rizal ce que fut la tardive mais admirable préface de J.-P. Sartre à Paul Nizan : la revanche de la vérité, celle de la beauté. |
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