Titre : |
Les Socialistes-Révolutionnaires de gauche dans la Révolution russe |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Isaac Steinberg, Auteur ; G. Bedrossian, Préfacier, etc. ; Guy Sabatier, Postfacier, auteur du colophon, etc. |
Editeur : |
Paris [France] : Spartacus |
Année de publication : |
1983 |
Collection : |
Cahiers série B, ISSN 0758-3052 num. 122 |
Importance : |
1 vol. (125 p.) |
Présentation : |
portraits |
Format : |
21 cm |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-902963-00-3 |
Prix : |
8 EUR |
Langues : |
Français (fre) Langues originales : Russe (rus) |
Catégories : |
Histoire:Russie:1917-1921
|
Index. décimale : |
947 Histoire de l'Europe de l'Est, de la Russie |
Résumé : |
Après leur prise de pouvoir en octobre 1917, les bolcheviks ont obtenu le soutien du IIe congrès pan-russe des soviets des députés ouvriers et soldats, qu’ont quitté les socialistes-révolutionnaires et les mencheviks. Ils font adopter au congrès un décret sur la terre qui abolit la propriété privée du sol, institue un droit égal entre tous les paysans qui veulent cultiver la terre et interdit le salariat agricole. Ces dispositions s’écartent du programme bolchevik, qui prévoyait la nationalisation des terres ; elles s’appuient sur les résolutions du congrès du soviet des députés paysans d’août 1917 et ont pour but de bâtir une alliance avec une partie au moins de la paysannerie, jusqu’alors très largement représentée par le parti socialiste-révolutionnaire.
Dans les semaines qui suivent, une conférence extraordinaire des députés paysans va sceller l’union entre ceux-ci et les soviets d’ouvriers et de soldats. Les socialistes-révolutionnaires de gauche, internationalistes, hostiles à la politique de coalition et de poursuite de la guerre aux côtés de la France et du Royaume Uni de la majorité socialiste-révolutionnaire, mais qui jusqu’alors avaient réclamé un gouvernement de tous les partis socialistes, rejoignent les bolcheviks au gouvernement.
La politique de paix de la direction bolchevik, qui aboutira à la signature avec l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie du traité de Brest-Litovsk le 3 mars 1918 dans des conditions extrêmement défavorables pour le développement de la révolution, va amener leur sortie du gouvernement. D’autres décisions du pouvoir bolchevik – l’envoi de détachements ouvriers chargés de réquisitionner le blé dans les campagnes, l’organisation des paysans «pauvres» pour mener la lutte des classes à l’intérieur de la paysannerie, le rétablissement de la peine de mort – vont renforcer la résolution des socialistes-révolutionnaires de gauche de lutter , comme ils le disent eux-mêmes, « contre la politique du gouvernement soviétique et non contre les bolcheviks en tant que tels ». En juin 1918, fidèle à leur propre tradition héritée des populistes du XIXe siècle, leur comité central décide de recourir à des attentats terroristes contre les représentants de l’Allemagne, pour obtenir de fait un changement de politique. Au Ve congrès pan-russe des soviets, qui s’ouvre à Moscou le 4 juillet 1918, ils ne rassemblent sur leurs positions qu’environ 40% des délégués. Le 6 juillet, ils assassinent le comte Mirbach, l’ambassadeur d’Allemagne, et ils déclenchent une insurrection tendant à s’emparer du pouvoir. Le 7, leur soulèvement est vaincu, leurs délégués et leurs dirigeants arrêtés, leurs journaux interdits. Le parti lui-même ne fut pas dissout, les bolcheviks ne voulant pas aggraver les difficultés dans les campagnes, mais l’influence des socialistes-révolutionnaires de gauche en tant que mouvement organisé devint très faible.
Présentées par G. Bedrossian et commentées dans une postface par Guy Sabatier, on trouvera dans ce livre deux brochures publiées en 1918 par les socialistes-révolutionnaires de gauche eux-mêmes : La Russie socialiste, sous titrée Évènement de juillet 1918, et Pourquoi nous sommes contre la paix de Brest-Litovsk, de S. Steinberg. |
Permalink : |
https://bi.b-a-m.org/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=6516 |
Les Socialistes-Révolutionnaires de gauche dans la Révolution russe [texte imprimé] / Isaac Steinberg, Auteur ; G. Bedrossian, Préfacier, etc. ; Guy Sabatier, Postfacier, auteur du colophon, etc. . - Paris [France] : Spartacus, 1983 . - 1 vol. (125 p.) : portraits ; 21 cm. - ( Cahiers série B, ISSN 0758-3052; 122) . ISBN : 978-2-902963-00-3 : 8 EUR Langues : Français ( fre) Langues originales : Russe ( rus)
Catégories : |
Histoire:Russie:1917-1921
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Index. décimale : |
947 Histoire de l'Europe de l'Est, de la Russie |
Résumé : |
Après leur prise de pouvoir en octobre 1917, les bolcheviks ont obtenu le soutien du IIe congrès pan-russe des soviets des députés ouvriers et soldats, qu’ont quitté les socialistes-révolutionnaires et les mencheviks. Ils font adopter au congrès un décret sur la terre qui abolit la propriété privée du sol, institue un droit égal entre tous les paysans qui veulent cultiver la terre et interdit le salariat agricole. Ces dispositions s’écartent du programme bolchevik, qui prévoyait la nationalisation des terres ; elles s’appuient sur les résolutions du congrès du soviet des députés paysans d’août 1917 et ont pour but de bâtir une alliance avec une partie au moins de la paysannerie, jusqu’alors très largement représentée par le parti socialiste-révolutionnaire.
Dans les semaines qui suivent, une conférence extraordinaire des députés paysans va sceller l’union entre ceux-ci et les soviets d’ouvriers et de soldats. Les socialistes-révolutionnaires de gauche, internationalistes, hostiles à la politique de coalition et de poursuite de la guerre aux côtés de la France et du Royaume Uni de la majorité socialiste-révolutionnaire, mais qui jusqu’alors avaient réclamé un gouvernement de tous les partis socialistes, rejoignent les bolcheviks au gouvernement.
La politique de paix de la direction bolchevik, qui aboutira à la signature avec l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie du traité de Brest-Litovsk le 3 mars 1918 dans des conditions extrêmement défavorables pour le développement de la révolution, va amener leur sortie du gouvernement. D’autres décisions du pouvoir bolchevik – l’envoi de détachements ouvriers chargés de réquisitionner le blé dans les campagnes, l’organisation des paysans «pauvres» pour mener la lutte des classes à l’intérieur de la paysannerie, le rétablissement de la peine de mort – vont renforcer la résolution des socialistes-révolutionnaires de gauche de lutter , comme ils le disent eux-mêmes, « contre la politique du gouvernement soviétique et non contre les bolcheviks en tant que tels ». En juin 1918, fidèle à leur propre tradition héritée des populistes du XIXe siècle, leur comité central décide de recourir à des attentats terroristes contre les représentants de l’Allemagne, pour obtenir de fait un changement de politique. Au Ve congrès pan-russe des soviets, qui s’ouvre à Moscou le 4 juillet 1918, ils ne rassemblent sur leurs positions qu’environ 40% des délégués. Le 6 juillet, ils assassinent le comte Mirbach, l’ambassadeur d’Allemagne, et ils déclenchent une insurrection tendant à s’emparer du pouvoir. Le 7, leur soulèvement est vaincu, leurs délégués et leurs dirigeants arrêtés, leurs journaux interdits. Le parti lui-même ne fut pas dissout, les bolcheviks ne voulant pas aggraver les difficultés dans les campagnes, mais l’influence des socialistes-révolutionnaires de gauche en tant que mouvement organisé devint très faible.
Présentées par G. Bedrossian et commentées dans une postface par Guy Sabatier, on trouvera dans ce livre deux brochures publiées en 1918 par les socialistes-révolutionnaires de gauche eux-mêmes : La Russie socialiste, sous titrée Évènement de juillet 1918, et Pourquoi nous sommes contre la paix de Brest-Litovsk, de S. Steinberg. |
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