Titre : |
Tuer n'est pas assassiner |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Edward Sexby (1616-1658), Auteur ; Jacques Carpentier de Marigny (1615-167.), Traducteur |
Editeur : |
Paris : Champ libre |
Année de publication : |
1980 |
Importance : |
1 vol. (64 p.) |
Présentation : |
fac-sim. |
Format : |
22 cm |
ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-85184-118-6 |
Prix : |
18,70 F |
Langues : |
Français (fre) Langues originales : Anglais (eng) |
Index. décimale : |
942 Histoire de l'Angleterre et du Pays de Galles |
Résumé : |
Le pamphlet de Sexby est l’un des écrits les plus fameux qu’ait produit la révolution anglaise, entre 1640 et 1660. Il est, après les œuvres de Machiavel, La Boétie et quelques autres, un classique dans la critique de la domination. Son originalité réside d’abord dans le fait qu’il est explicitement dirigé, au contraire des précédents, contre un tyran nommément désigné, qu’il incite vivement à mettre à mort au plus tôt, par n’importe quel moyen ; et, d’autre part, dans le fait que ce tyran particulier est le prototype de la principale série du chef d’État illégitime, du récupérateur qui a établi son pouvoir en réprimant une révolution sociale dont il avait d’abord saisi la direction : en ce sens, le bref règne de Cromwell préfigure à la fois ceux de Robespierre ou Lénine et ceux de leurs successeurs perpétuellement mal assurés, Bonaparte aussi bien que Staline et ses fils. Killing no murder, imprimé en 1657 dans les Pays-bas, mêle les plus sûres analyses de Machiavel à ce langage biblique qui caractérisa la révolution bourgeoise d’Angleterre, comme plus tard le style des « Romains ressuscités » devait être la signature de la révolution française. Le ton de ce pamphlet est à l’origine de tout un courant de la littérature anglaise ultérieure, le seul dont on ne rencontre pas d’équivalent à l’étranger, celui qui va de Swift à Junius. Sexby fut traduit en français, dès 1658, par Carpentier de Marigny, un Frondeur de la bande du Cardinal de Retz ; lequel se trouvait alors lui aussi en exil, après son évasion de la prison de Nantes, et jugeait expédient d’appliquer à Mazarin le raisonnement qui condamnait Cromwell. |
Permalink : |
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Tuer n'est pas assassiner [texte imprimé] / Edward Sexby (1616-1658), Auteur ; Jacques Carpentier de Marigny (1615-167.), Traducteur . - Paris : Champ libre, 1980 . - 1 vol. (64 p.) : fac-sim. ; 22 cm. ISBN : 978-2-85184-118-6 : 18,70 F Langues : Français ( fre) Langues originales : Anglais ( eng)
Index. décimale : |
942 Histoire de l'Angleterre et du Pays de Galles |
Résumé : |
Le pamphlet de Sexby est l’un des écrits les plus fameux qu’ait produit la révolution anglaise, entre 1640 et 1660. Il est, après les œuvres de Machiavel, La Boétie et quelques autres, un classique dans la critique de la domination. Son originalité réside d’abord dans le fait qu’il est explicitement dirigé, au contraire des précédents, contre un tyran nommément désigné, qu’il incite vivement à mettre à mort au plus tôt, par n’importe quel moyen ; et, d’autre part, dans le fait que ce tyran particulier est le prototype de la principale série du chef d’État illégitime, du récupérateur qui a établi son pouvoir en réprimant une révolution sociale dont il avait d’abord saisi la direction : en ce sens, le bref règne de Cromwell préfigure à la fois ceux de Robespierre ou Lénine et ceux de leurs successeurs perpétuellement mal assurés, Bonaparte aussi bien que Staline et ses fils. Killing no murder, imprimé en 1657 dans les Pays-bas, mêle les plus sûres analyses de Machiavel à ce langage biblique qui caractérisa la révolution bourgeoise d’Angleterre, comme plus tard le style des « Romains ressuscités » devait être la signature de la révolution française. Le ton de ce pamphlet est à l’origine de tout un courant de la littérature anglaise ultérieure, le seul dont on ne rencontre pas d’équivalent à l’étranger, celui qui va de Swift à Junius. Sexby fut traduit en français, dès 1658, par Carpentier de Marigny, un Frondeur de la bande du Cardinal de Retz ; lequel se trouvait alors lui aussi en exil, après son évasion de la prison de Nantes, et jugeait expédient d’appliquer à Mazarin le raisonnement qui condamnait Cromwell. |
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